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Exposition collective à la galerie Guigon (Paris)
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INTIMITE galerie guigon img178INTIMITE

2011: Exposition « INTIMITE » à la Galerie Guigon (Paris)

PORTRAITS TRAVESTIS2009: Exposition « PORTRAITS TRAVESTIS »

au Centre de Culture et de Congrès (Montceau)

Au commencement, il y avait la peur : obscure et terrifiante. Puis l’isolement. Petit à petit, les mots perdent leur sens et finissent par disparaître. L’univers se replie sur lui-même, rétrécit, pour ne laisser que l’angoisse au fond du ventre. Impossible de fuir. Impossible de sortir. Seule solution : partir à la rencontre de ses peurs et de celles des autres. Forcer les cellules dans lesquelles chacun est enfermé, violer ses angoisses, s’approprier ses peurs et les faire siennes, afin d’écraser toute cette douleur sous les coups de pinceaux. Martyriser le mal, l’éclabousser de couleurs. Chaque tableau exécuté est un pas vers la libération. Chacune de ces peintures emporte avec elle une partie de cette sève empoisonnée, pour qu’à la fin il ne reste que le plaisir de peindre et la joie d’exister. Au-delà des tableaux, il restera surtout une extraordinaire aventure humaine. Le 17 août 2009, Thierry Dussac

LA VIE EN PLUS2009: Exposition « LA VIE EN PLUS »

à l’Institut de Cancérologie Gustave Roussy (Villejuif) et au Printemps Nation

“Par la maladie devenue oeuvre d’art nous voilà dans la lumière, dans l’intégrité retrouvée. Femmes pour toujours.” On les imagine. Lui, debout, qui les regarde. Elles, assises, se laissant regarder. Lui ne sait rien : il ignore tout de cette maladie qui mutile une femme. Elles, savent, dans leur chair, leur âme. Chacune d’elles sait. Ils ont à se dire, elles et lui. Ils ont à nous dire, ensemble. Elles et lui ont accepté ce pari courageux, elles de se livrer, lui de dévoiler. Il commence donc. Sans violence, attentif à saisir le visible, mais aussi l’invisible, de celle qui, en confiance, pose pour lui aujourd’hui. Il se dit peut-être : chaque femme est unique. Chacune porte sa blessure d’une unique manière qui n’appartient qu’à elle. A chacune sa vérité dans sa propre souffrance. C’est cette vérité qu’il explore, portrait après portrait. Elle qui pose s’abandonne. Elle veut bien sur elle ces yeux d’homme et d’artiste qui veulent comprendre. Elle se dit : il n’est plus temps de se fuir soi-même. Finis les faux semblants, les apparences. Mon mal m’a mise à nue. Et si la maladie m’apprenait sur moi-même ? Chaque portrait se fera dans le va et vient confiant et essentiel de l’échange, du partage, de l’apprentissage commun. Bientôt les visages prennent corps. Les visages sont des corps. Par le mouvement incessant des tracés et des teintes ils deviennent matière vivante. Parfois, ils semblent se figer dans la gangue, couleur de terre, de la mélancolie. Parfois la rage ou le défi font irruption et le rouge enflamme la peau. Fermées, les bouches muettes semblent pourtant vouloir s’ouvrir. Mais ce sont surtout les regards qui racontent le plus, là où va se concentrer le travail méticuleux, initiatique du peintre. Perdus, interrogatifs, égarés ou fixés sur vous sans détour, tous en attente vibrante de quelque chose d’indicible. Oui, ces regards parlent. Nous parlent. Ils parlent vrai. Ils sont vérité. Alors Thierry Dussac nous emmène plus loin encore. Il nous conduit avec lui à plonger profond dans ces yeux comme dans l’oeil du cyclone, où le bleu s’enflamme lui aussi, au point d’en perdre l’équilibre, le souffle. Là, entre larmes et brillance, entre espoir et doute, se perçoivent les pulsations d’un coeur de femme qui lutte pour la vie. Le travail achevé lui se dira : je crois maintenant comprendre que la maladie est aussi une façon d’être au monde, une authentique preuve que l’on est vivant. Et elles qui se découvriront telles qu’elles n’imaginaient même pas un jour se voir, elles se diront : et si le risque pris de s’être livrées si fragiles, démunies, et si cette mise à distance, ce rendez-vous inédit avec soi, étaient le passage obligé pour exister à nouveau, autrement, dans la force et la beauté retrouvées qu’un artiste a su voir ? Nous qui nous croyions cassées, brisées, déconstruites, nous voilà sublimées, transfigurées, reconstruites. Par la maladie devenue oeuvre d’art nous voilà dans la lumière, dans l’intégrité retrouvée. Femmes pour toujours. Le 27 août 2009, Noëlle Châtelet


Au commencement, il y avait la peur : obscure et terrifiante. Puis l’isolement. Petit à petit, les mots perdent leur sens et finissent par disparaître. L’univers se replie sur lui-même, rétrécit, pour ne laisser que l’angoisse au fond du ventre. Impossible de fuir. Impossible de sortir. Seule solution : partir à la rencontre de ses peurs et de celles des autres. Forcer les cellules dans lesquelles chacun est enfermé, violer ses angoisses, s’approprier ses peurs et les faire siennes, afin d’écraser toute cette douleur sous les coups de pinceaux. Martyriser le mal, l’éclabousser de couleurs. Chaque tableau exécuté est un pas vers la libération. Chacune de ces peintures emporte avec elle une partie de cette sève empoisonnée, pour qu’à la fin il ne reste que le plaisir de peindre et la joie d’exister. Au-delà des tableaux, il restera surtout une extraordinaire aventure humaine. Le 17 août 2009, Thierry Dussac

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